Guillaume Roussel

Qui suis-je ?

Vous connaissez Guillaume Roussel en tant que danseur, animateur de club, de soirée et/ou chorégraphe mais pour en arriver là, il y a eu énormément d'étapes, de rencontres dans la country et en dehors. Voici mon parcours.

Aux origines de la danse

La musique, c’est mon premier amour ! J’ai commencé par l’éveil musical à 4 ans, puis le saxophone à 7-8 ans. Je rejoins même l’harmonie de Loison-sous-Lens en 2009 – oui, je sais jouer autre chose que de la country ! Cette base musicale s’avérera précieuse car pour moi, la chorégraphie n’existerait pas sans musique. C’est elle qui m’inspire et me dicte les pas à mettre sur chaque compte.

C’est en suivant les pas de ma petite sœur (pour une fois que ce n’est pas l’inverse !) que je me lance dans la danse moderne vers 10 ans. J’étais le seul garçon du groupe, mais hé, quelqu’un devait bien montrer l’exemple ! Cette première expérience dans la danse m’a permis de développer mes bases techniques et ma musicalité.

La découverte de la country et les premiers pas en tant qu’animateur

La découverte de la danse country arrive grâce à un partenariat entre mon club de danse moderne et un club country à Carvin. Une année gratuite pour tous les adhérents ? Ma famille entière s’y met ! C’est là que je rencontre Jean-Claude Cherpion et sa femme Yveline, qui m’ont transmis leur passion pour la danse et la musique country. Cette année d’initiation a été formidable et décisive pour la suite.

Le 3 mars 2010, à 16 ans, je deviens l’animateur du club « Red River Valley » à Loison-sous-Lens. On commence dans le préau d’une école maternelle – des débuts modestes mais pleins d’enthousiasme ! Le nom du club vient d’une chanson country pour enfants bien connue, et j’ai même créé notre danse-hymne sur la version la plus dynamique possible. Jean-Claude Cherpion m’a pris sous son aile et m’a conseillé, ce qui m’a permis de développer ma technique et ma pédagogie.

L’évolution chorégraphique et les voyages

En 2017, je réalise un de mes rêves : visiter les États-Unis et danser à Mischnock Barn, le lieu mythique de Dan Albro. Une soirée inoubliable où j’ai pu rencontrer celui qui m’inspire tant ! Ce voyage d’un mois et demi m’a permis de découvrir la culture country directement à sa source, entre la côte Ouest et Est des États-Unis.

Au fil des années, j’ai créé plusieurs chorégraphies : « When I’m Drunk », « Happy-Go-Lucky », « Don’t Miss The Train »… Certaines ont eu un joli succès local, d’autres ont voyagé plus loin, comme « Straight To Church » qui s’est exportée jusqu’au Canada ! Chaque chorégraphie est née soit d’un coup de cœur pour un interprète ou une musique, soit pour répondre à un besoin spécifique lors d’une démonstration.

Pendant la période du COVID, j’ai continué à partager ma passion en ligne via des cours en Facebook Live, touchant jusqu’à 350 personnes en simultané. Cette période a donné naissance à « There’s Footprints On The Moon », une chorégraphie plus douce, en hommage aux soignants et à mes grands-pères.

Les collaborations et reconnaissances

Les belles rencontres se sont enchaînées, menant à des collaborations enrichissantes avec des chorégraphes comme Séverine Fillion, Chrystel Durand, Gwendoline Hopin, Veronique Dailly, Arnaud Marraffa et Brayan Bogey. Ensemble, nous avons créé des danses comme « Easy Dance », « Come My Way », et « Derrylin Fire ». Ces collaborations m’ont permis de grandir en tant que chorégraphe et d’apprendre de nouvelles approches.

En 2023 et 2024, j’ai eu la surprise et la joie de recevoir quelques récompenses aux Awards de la danse country et line dance, dont celle de la meilleure chorégraphie country intermédiaire avec « Dead Man’s Curves » et celle du meilleur chorégraphe masculin francophone – même si je garde bien les pieds sur terre (sauf quand je danse, évidemment !). Ces reconnaissances m’encouragent à continuer à créer et à partager ma passion.

Un ancrage régional et familial fort

Je suis particulièrement reconnaissant envers ma région, les Hauts-de-France, et mon club qui me soutiennent depuis le début. Comme on dit chez nous : la chaleur des gens du Nord n’est pas une légende ! Cette reconnaissance locale est précieuse car, comme me le disent souvent d’autres chorégraphes, « le dernier endroit où tu es accepté en tant que chorégraphe, c’est généralement chez toi ».

Mon club Red River Valley continue de grandir chaque année, et ma famille veille toujours à ce que je ne prenne pas la grosse tête – merci à eux ! Mon plus grand plaisir reste de partager ma passion et de voir les sourires des danseurs quand ils apprennent une nouvelle chorégraphie. Après tout, la country, c’est avant tout une grande famille qui aime s’amuser ensemble !